Legisative 2018

Résultat d’une gigantesque opération de propagande, l’élection d’Emmanuel Macron laisse la scène politique en ruines. Tous les anciens partis sont au bord de l’implosion, tandis que « La République en marche » recrute de façon précipitée et brouillonne des politiciens opportunistes de tout poil.

Le point commun de tous ces dirigeants et de leur spartis est de faire semblant. Ils vous parlent comme si la France était toujours dirigée en toute liberté par nos élus. Ils vous cachent la relation de cause à effet qui existe entre notre appartenance à l’Union européenne et les politiques d’austérité et de régression sociale qui nous sont imposées quels que soient les dirigeants élus. Ils vous dissimulent l’essentiel : les traités européens sont contraignants et la France est soumise aux décisions de Bruxelles.

Au cours de la campagne présidentielle, François ASSELINEAU, président-fondateur de l’UPR, a été le seul à dénoncer le rapport annuel de la Commission européenne sur les « grandes orientations des politiques économiques » (GOPÉ). Lire ce document permet à chacun de dissiper le flou du programme de M. Macron. C’est ce rapport qui « recommande » les mesures qui seraient appliquées si « La République en Marche » était majoritaire à l’Assemblée : l’ubérisation généralisée de la société, la fin des professions réglementées, la baisse du SMIC, des prestations chômage et des retraites, l’augmentation de la TVA, la légitimation de l’évasion fiscale, le démantèlement du droit du travail, le bradage des industries stratégiques françaises, les fusions forcées de communes, la disparition programmée des départements…

Tous les autres partis savent que l’euro finira par exploser, mais ils n’en parlent pas. Cette explosion ravagera nos économies, alors que le retour planifié au franc ne causera pas plus de difficultés que n’en avait créé le fameux « bug de l’an 2000 ».

Face à ces silences, l’Union populaire républicaine (UPR) apporte un formidable renouveau, en disqualifiant tous les partis installés, lâches et discrédités.

Car l’UPR a fait, une fois pour toutes, le choix de l’honnêteté et du courage, en proposant aux Français de récupérer leur indépendance nationale. Seule notre souveraineté retrouvée permettra de rendre aux Français leur démocratie réelle, de protéger leur emploi, leur niveau de vie, leur sécurité et leur justice sociale, et de restaurer la France comme puissance libre et pacifique, sans démagogie raciste ou populisme xénophobe.

Bernard taddeï répond a Guyaweb

Bernard Taddeï, candidat pour la première fois sur la deuxième circonscription aux élections législatives des 10 et 17 juin, s’est prêté au jeu de nos questions écrites envoyées à l’ensemble des 18 candidats* en lice aux législatives en Guyane. Bernard Taddeï se présente sous les couleurs de l’Union Populaire Républicaine (UPR), présidée par François Asselineau qui a été candidat à l’élection présidentielle en 2017.

Il sera face à 7 autres candidats dans la deuxième circonscription de Guyane: Chantal Berthelot (A gauche en Guyane et Parti Socialiste Guyanais), députée sortante et candidate à une troisième mandature; Richard Joigny (Parti Progressiste Guyanais); Paul Persdam (La France Insoumise); Juliana Rimane (Les Républicains), ancienne députée; Jean-Etienne Antoinette (Walwari), ancien maire de Kourou et ancien sénateur; Davy Rimane, ancien porte-parole du collectif Pou Lagwiyann Dékolé et secrétaire général de l’UTG-Eclairage; Lenaïck Adam (La République en Marche), conseiller territorial de la majorité.

1/Quel métier exercez-vous ?

Je suis enseignant. J’exerce depuis une vingtaine d’années en Guyane, d’abord en écoles primaires, puis comme conseiller en inspection et comme coordinateur pédagogique au RSMA. Aujourd’hui, je spécialisé dans la prise en charge d’adolescents d’intelligence normale, parfois même supérieure, mais dont les parcours personnels les ont conduits en situation d’échec scolaire.

2/ Est-ce votre première campagne pour un mandat électoral ? Si non, quelles étaient les précédentes ?

Oui, c’est la première fois que je représente un mouvement politique pour une élection.

3/Pourquoi vous lancez-vous dans ces élections législatives ?

L’Union Populaire Républicaine (UPR) est un parti jeune, qui, malgré sa croissance exponentielle, a très peu accès aux grands médias. Par ailleurs, désireux de conserver notre indépendance à l’égard du pouvoir financier, nous refusons de recourir aux prêts bancaires.

Les élections législatives sont donc très importantes pour nous car elles déterminent l’accès aux financements publics et aux médias nationaux. Je souhaite offrir à tous les électeurs de la seconde circonscription, qui partagent nos constats et nos analyses, la possibilité de faire entendre leur opinion.

4/Quelles sont les forces politiques qui vous soutiennent ?

Comme je viens de le dire, je me présente sous la bannière de l’UPR dont le président est François ASSELINEAU.

5/Quels sont les sujets que vous comptez défendre en priorité devant le Parlement ?

L’UPR est un mouvement qui se préoccupe moins de la prochaine élection que des prochaines générations : nos préoccupations concernent prioritairement l’héritage que nous léguerons à nos enfants, qu’il s’agisse de la Guyane, de la France ou de la planète Terre.

De notre point de vue, quatre questions doivent retenir toute notre attention :

– La transition énergétique,

– La dette publique,

– La politique démographique,

– Le rétablissement d’une démocratie digne de ce nom.

6/Quelle sont les propositions de loi que vous comptez élaborer au cours de votre mandat ?

Votre question est extrêmement large. Je ne peux pas aborder ici toutes les thématiques, je vous en propose trois :

Concernant la Guyane et les DROM en général, nous souhaitons défendre et renforcer la continuité territoriale et l’égalité entre tous les citoyens français, combattre le chômage local en favorisant la fiscalité des sociétés coopératives et l’économie participative en général, imposer la prise en compte des besoins spécifiques en matière d’éducation et de formation, de santé (en particulier en réévaluant le coefficient géographique de la Guyane), de justice et de lutte contre la délinquance, en exigeant des moyens adaptés à nos spécificités.

Notre vision de la démocratie nous engage à défendre l’indépendance et le pluralisme de la presse, le référendum d’initiative populaire, la reconnaissance du vote blanc, le référendum révocatoire, la déprofessionnalisation des charges politiques et, à titre personnel, je souhaiterais une réflexion en vue de modifier les modes de scrutin.

Quant à nos préoccupations écologiques, elles se traduiront par des lois de subventionnement des modes d’exploitations respectueux de l’environnement : polycultures, agroforesterie, terra preta et produits traditionnels adaptés à l’écosystème local (awara, parépou, wasaï et autres fruits de palmiers) en vue de l’exportation. Les conteneurs font le trajet retour vides, il faut corriger ce gaspillage d’énergie tout en favorisant le développement de notre économie locale.

Pour tout complément d’information notre programme législatif est en ligne sur les sites upr.fr ou upr-guyane.fr .

7/La loi de moralisation de la vie publique sera présentée avant le deuxième tour des élections législatives : quelle est votre position sur ce sujet ?

Il est difficile de se prononcer avant d’en connaître le contenu définitif. Nous espérons que cette loi ira dans le sens de ce que l’UPR réclame depuis des années et impose déjà, en interne, à tous ses candidats (casier vierge, limitation des mandats à une unique reconduction, refus de la professionnalisation…)

Par ailleurs, je serai particulièrement attentif aux modalités de financement des partis : il faut libérer le monde politique de l’emprise des puissances d’argent.

8/Comment comptez-vous faire appliquer concrètement l’Accord de Guyane ?

Il faut bien comprendre que cette élection n’est pas une élection exécutive locale : les députés élus en Guyane deviendront les députés de tous les Français et leur marge de manœuvre est très limitée. Ceux qui font de grandes promesses à ce sujet n’auront pas les moyens statutaires et institutionnels de les respecter.

Si je suis élu, mon principal moyen d’action sera d’interpeller le gouvernement autant de fois qu’il sera nécessaire. La priorité absolue est de régler le problème du statut juridique du document paru au journal officiel du 2 mai.

La petite phrase qui apparaît dans le dernier paragraphe « Le présent accord sera soumis à une validation interministérielle sous l’égide du premier ministre. » est lourde de conséquences. Pour l’heure, je ne trouve sur la toile aucune trace officielle de cette nécessaire ratification.

Compte tenu des impératifs de compression des dépenses publiques imposée par la commission européenne, on peut craindre que le combat soit loin d’être achevé, les citoyens guyanais doivent rester vigilants et mobilisés.

9/En cas d’élection, comment comptez-vous couvrir votre circonscription ?

Tous les députés bénéficient de liens privilégiés avec les acteurs locaux. Le tissu associatif, les acteurs économiques et les élus sont liés à leur député par le besoin réciproque d’un échange constant.

Je mettrai en place un système de permanences tournantes et j’aurai bien sûr recours au numérique (un site dédié) pour installer une communication en temps réel.

10/Quels sont vos principaux arguments pour convaincre les électeurs ?

Pourquoi voter à droite ou à gauche n’amène aucune différence dans la politique économique et sociale mise en œuvre ?

Pourquoi nos impôts servent-ils à développer les pays de l’Est de l’Europe plutôt que les territoires français qui en ont cruellement besoin ?

Pourquoi la redistribution des aides européennes (toujours nos impôts, que l’UE nous rend après s’être abondamment servie) se fait-elle aux conditions aberrantes que l’on connaît ?

L’Union Populaire Républicaine souhaite amener nos concitoyens à constater que ces questions et bien d’autres ont la même réponse !

La seule véritable raison en est que les traités européens donnent à la commission européenne les moyens juridiques d’imposer aux états membres sa politique au service exclusif des grands actionnaires et au détriment des peuples.

Nous avons perdu notre pouvoir de décision, il faut maintenant le récupérer !